Beldom - Entre une Canne et un Chapeau

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dimanche 7 février 2010

D'un changement de nom.

Bonsoir à celles et ceux qui passeraient par ici.
Bienvenue à celles et ceux qui arriveraient pour la première fois.

Cela faisait un moment que je n'avais pas posté l'un de ces billets bizarres, décousus, sur une humeur passagère alors que la lune m'éclairait. Cela ne sera pas vraiment pour ce soir. La lune ne m'éclaire pas, même si je suis proche de cet état d'esprit, il y a encore trop de lumière pour moi.
Revoici cependant l'heure où je m'égare dans les méandres d'une façon de faire quelque peu bizarre, même pour moi. Point de folie, mais un regret.
Peut être est-ce la présence de cette lumière, produit d'un salon encore allumé au dessus, alors que j'aimerai me retrouver avec seulement celle produite par les étoiles, quelques lampadaires et mon écran. Peut être est-ce cette ville qui n'est pas tout à fait comme je l'espérai. Peut être est-ce une ou des personnes que j'aimerai retrouver en France. Peut être est-ce un peu de tout cela et d'autres choses encore.
Il est en tout cas temps d'un nouveau de ces billets où je me laisse emporter, avec ceci dit un sujet concernant ce blog. Mais cette fois, je vous le propose en musique. Certains connaissent, d'autres non. Il s'agit de Sweet Dreams, dans une version assez particulière.

Deux sujets dans ce billets, cette chanson et le changement de nom du blog.
J'avais envie de mettre de la musique, pour une fois. Et mon humeur du moment était portée sur des paroles qui ne sont pas des plus joyeuses. J'ai vu passer cette chanson dans une liste un peu plus tôt dans la soirée, c'est probablement pour cela qu'elle a retenu mon attention. Et une fois n'est pas coutume, si j'aime beaucoup l'original, cette version d'un autre interprète me touche autant voir plus que la version originale. Elle sont peu dans ce cas, mais puisque j'ai commencé ce billet et ce changement de nom sur l'autre, autant l'évoquer. Hallelujah, cette chanson écrite par Leonard Cohen qui en propose une version pleine de foi et de puissance... Et qui a été reprise avec une tristesse poignante par Jeff Buckley. Ces deux chanteurs en ont fait deux œuvres totalement différentes à partir d'un même texte (ou presque). Les deux versions me touchent, celle de Cohen par son coté appel à Dieu et celle de Buckley par son murmure de désespoir. C'est un peu cette sensation qu'on peut retrouver ici. Le départ de Marilyn Manson est tout simplement extraordinaire. Loin du rythme entrainant qu'avait proposé Eurythmics, il nous offre une version beaucoup plus lente, qui a un impact différent, mais tout aussi puissant. J'aime un peu moins la fin, mais elle reste puissante.
A chaque fois que j'entends ces version, que ce soit Hallelujah par Buckley ou Sweet Dreams par Manson, je ressens quelque chose de particulier. Ces chansons ont une puissance assez incroyable.
Je pourrais m'arrêter sur les textes, mais je n'en ai pas envie ce soir. Cependant, ils méritent tous les deux de s'arrêter un moment dessus. Je ferais peut être un billet plus tard dessus. Même s'il est probable que je ne trouve pas la motivation. Pour Hallelujah, il y a une chance, vu que j'écoute ce morceau régulièrement.
Mais revenons au sujet premier de ce billet. En rentrant à pied depuis Temple Bar, l'esprit vagabondant et en passant par des rues que je n'avais pas encore vue, je suis revenu sur le titre de ce blog. De tout et de rien. Cela représente bien ce qui s'y passe, tout pendant une ou deux heures, puis plus rien pendant des semaines. J'y traite de tous les types de sujet qui retiennent mon attention, sans m'y arrêter longuement. Du rien sur tout.
Je suis en train de rédiger le 60ème billet, Aiko postera probablement le 106ème commentaire. Et puis l'autre jour, j'ai tapé dans Google "de tout et de rien", par jeu. Et j'ai trouvé un autre blog qui porte le même nom. Alors je me suis dis, pourquoi ne pas changer ce nom ? Car après tout, même si je parle de tout et de rien, ce blog parle de ce que je vois, ce que j'ai envie. Le problème est devenu alors de trouver un nouveau nom, qui aie un sens. En marchant dans les rues de Dublin à trois heure du matin, cette heure où mon esprit ouvre des portes que je ne suis pas habituellement, j'ai trouvé. Ma main s'était fermée sur une canne que j'ai laissé en France. J'ai regretté de ne pas l'avoir avec moi, elle qui accompagne pourtant presque toujours mes pas. Mais sur ma tête, mon chapeau, lui, était bien là.
J'ai ouvert ce blog en Février 2008, y reprenant quelques billets postés ailleurs. J'avais alors mon chapeau.
Je suis passé à Dotclear2 en Juillet 2009. J'avais posté 26 billets, soit un billet et demi par mois, en en postant parfois deux dans la même journée, trois ou quatre en quelques jours et laissant ce blog de coté pour des mois. J'avais alors ma canne.
J'ai depuis écris 25 nouveau billets, celui-ci étant le 26ième. Aidé en cela par Aïko, qui accepté de m'aider un peu. Soit une moyenne d'un peu plus de trois par mois. Ici encore, j'ai eu des périodes un peu creuses, mais jamais plus d'un mois. Un changement majeur pour moi et ce blog. Peut être est-ce ce nombre, 26, qui indique un changement. Peut être est-ce juste un hasard. Peut être n'est-ce rien de plus qu'un simple changement de nom dont je fais un discours. Peut être est-ce autre chose.
Quoi qu'il en soit, c'est fait. Puisque ce blog parle des pensées d'un geek qui porte un chapeau et une canne, puisque ces pensées décousues sortent d'un cerveau situé quelque part entre les deux, puisque enfin cela me permet de placer ces deux objets auquel je tiens... Puisque cela et probablement d'autres choses, bienvenue entre une canne et un chapeau.
Il faut croire que l'air de Dublin ne me réussit pas. Chez moi, quand je commence à écrire entre trois et cinq heure, que je le veuille ou non mon esprit voyage et ne me laisse en paix. Ici, dans un état pourtant proche, je reste sur les sentiers que j'ai préparés, ne me laissant emporter.
Peut être alors faudra-t-il attendre Juin ou Juillet. Peut être qu'une nuit, je repartirai quelque part en essayant de vous entraîner avec moi. Peut être autre chose.
Il est 5 heure, Paris se levait il y a une heure à cause du décalage. Moi, je vais me coucher.

dimanche 31 janvier 2010

Des Zombies

Bonjour à mes lectrices et lecteurs !
Un peu de retard dans mon rythme de parution, même s'il m'est en effet arrivé d'être plus long que cela.
La différence est que cette fois, ce n'était pas voulu. J'avais même quelques idées de billets. Mais les examens sont arrivés et avec eux l'horreur des révisions.
D'où une absence de ce blog pendant un petit moment. Mais me revoici, répondant à une chaine que m'a envoyé Kappou.
L'idée est de dire ce qu'on choisit, voici l'énoncé :
You are in a mall when the zombies attack. You have:
- one weapon.
- one song blasting on the speakers.
- one famous person to fight alongside you.

Pour les anglophobes, petite traduction :
Vous êtes dans un centre commercial quand les zombies attaquent. Vous avez :
- une arme.
- une chanson qui balance dans les hauts-parleurs.
- une personne connue pour se battre à coté de vous.

Tout d'abord, rappelons à quoi ressemble, la plupart du temps, un zombie :

Zombie
Dans la culture cinématographique usuelle, le zombie est un homme dont le cerveau a pris quelques chocs. Son but dans la vie, manger. Et un zombie, ca mange des humains, des chiens, et à peu près tout ce qui bouge et qui a de la chair. Bien entendu, les films à ce sujet sont la plupart du temps des films avec un héros qui tente de survivre à des meutes de zombies.
Il y a plusieurs manières de se faire contaminer et de devenir zombies, suivant les mythes. Poisons, morsures, virus... Beaucoup ont été exploitées. La plus usuelle, celle qui vient en premier à l'esprit, c'est la morsure. Je reviendrai cependant en fin de cet article sur les zombies vaudou, qui sont vraiment différents de ce qu'on évoque dans la culture occidentale. Qui sont également

Et maintenant mes réponses. Au petit un, je dirais que j'hésite beaucoup. Entre la bonne vieille hache qui permet d'éviter de se faire attraper et le fusil à pompe, toujours aussi efficace mais pour lequel il faut des munitions... A choisir, je dirai tout de même le fusil à pompe à 6 cartouches pour éviter de se retrouver au contact. Le seul défaut, c'est que c'est un peu compliqué à trouver. D'où une variation fusil de chasse, avec ce problème de deux coups. Ceci dit, c'est bien dans une idée de n'avoir qu'une seule arme. Dans la mesure du possible, je prendrais à la fois le fusil ET la hache. Au cas où.

Pour la musique, j'ai un coté classique. Aussi je choisirai probablement la Chevauchée des Valkyries de Wagner, ou un Deus Irae. S'ils faisaient des morceaux assez longs, j'aurais peut être plus tablé sur Audiomachine, mais vu qu'on est sensé affronter une véritable meute... J'ai peur que ce soit un peu court. Ceci dit, je vous en propose un petit morceau. S'il se prolongeait un peu, il serait parfait.


Et au moment où je pensais que je m'arrêterai sur la Chevauchée, je suis tombé sur mon véritable choix :

J'ai un petit coté fan de Star Wars d'une part et grand admirateur des compositions pour films de l'autre. Que ce soit John Williams ou Hans Zimmer, je prends un vrai plaisir à écouter ce qu'ils font. Et cette création qui accompagne le combat de cloture de la saga Star Wars me convient parfaitement mise à fond dans de bons haut-parleurs.

Pour la troisième questions, je considère les personnages de roman comme valides. Et je zappe peut être un peu le coté célèbre, il faut dire à un moment que ca dépend dans quels milieux. Mais quoi qu'il en soit, je choisi Merlin du Chaos.

6094_merle.jpg
Certes très bourrin, je me suis retenu de penser à Jean Grey , Dr Manhattan ou Belgarath. C'aurait été vraiment trop simple. Aussi Merlin me semble une bonne variante.
Pour rappel Merlin est un personnage du Cycle des Princes d'Ambres de Zelazny. Prince du Chaos, c'est un bon combattant et un magicien. C'est toujours utile.


Je crois que j'ai fais le tour. Mais revenons un instant sur les zombies, en particulier ceux liés au Vaudou.
Car ceux là sont bien plus particuliers. On est loin des zombis qui ne sont là que pour tuer des gens. Bien au contraire. Les zombis vaudou sont relevés par les prêtres/sorciers et sont ensuite sous leur contrôle.
Ils sont alors utilisés dans les usines ou dans les champs pour travailler. L'idée est donc totalement différente de ce qu'on a pu voir précédemment. Il n'y a pas de contamination mais des prières. Pas de perte de contrôle menant à la violence mais plus un contrôle récupéré par un officiant.
Les relations au zombi sont également différentes. Un zombi vaudou peut reprendre le contrôle de lui même.
Selon certains analystes, les victimes zombis sont en réalité empoisonnées avec un produit simulant la mort puis réveillée. Une fois fois réveillées, on leur fait ingurgiter d'autres potions provoquant une terreur qui poussera à croire le "maitre", voir même des produits permettant de diminuer la force de la volonté de la victime.
Dans ce cas, le meilleurs moyen de se débarrasser des zombis est alors de supprimer leur maître.

Je trouve cette différence de concept assez intéressante. Y'a-t-il eu inspiration de l'un vers l'autre ? Ou ces deux concepts ses sont-ils développés de manière parallèle ? Je n'ai pas de réponse, mais je trouvais que les questions méritaient d'être posées.
Promis, j'essaierai de poster mon prochain billet bientôt.

vendredi 1 janvier 2010

D'une nouvelle année et de l'année passée.

Bonne année 2010 à toutes et à tous.
Je ne prendrai pas de bonne résolution, ni même de mauvaise cette année. Je me contenterai de continuer à faire de mon mieux, et si c'est possible de penser à trouver des idées de sujet pour ce blog.
Ce n'est pas gagné, mais je ne l'abandonne pas. Mon problème est plus que je manque d'inspiration ces derniers temps et que je ne trouve donc que peu de sujets sur lesquels une discussion serait intéressante à lancer.
Aussi j'espère que cette nouvelle année saura m'inspirer des textes qui vous plairont et vous inspirer des commentaires intéressants.
Si en plus, elle peut amener d'autres visiteurs à commenter mes articles, cela ne serai que du plaisir pour moi.
Pas grand chose à dire à part cela, que je vous souhaite à tous une excellente année 2010, malgré les réformes et autres lois à venir qui me semble plus politiques que jamais.
On pourrait citer l'interdiction des mortiers de feux d'artifices aux privés, mais ce serait un peu facile. Cependant, il est difficile de ne pas voir ce coté action/réaction, bien trop souvent dans la démesure. C'est dommage.
Je fais partie de cette communauté de gens qui aiment la liberté et qui la chérisse plus que leur sécurité. Après tout, pourquoi vivre si c'est pour le faire dans un monde aseptisé, sans risque et sans saveur ? Certains, je le conçois, aiment à être tranquilles, que rien ne se passe. Ce n'est pas mon cas. J'aime à pouvoir boire un soir avec des amis, écouter des guitaristes sur les quais sans avoir à craindre des policiers qui font du zèle et cassent une ambiance qui était à la tranquillité. Et ce n'est pas parce que je bois dans un coin que je suis un délinquant dont le seul but est de briser des voitures ou des gens. Bien au contraire.
Aujourd'hui, on interdit de plus en plus. L'heure est à la sécurité. Et l'on sécurise dès qu'un évènement se produit, un réflexe très humain prenant alors le dessus : celui d'interdire la cause que l'on voit en apparence. Mais est-ce vraiment une solution que de réagir de cette manière ?
Je ne le pense pas.
La loi est là pour que l'égalité de tous soit préservée, que l'on ne réagisse pas à un niveau humain ou même politique, mais bien en tant que communauté. Or on se trouve face à une curieuse chose ces derniers temps. Un problème survient, quelques hommes s'en emparent et entrainent une réaction au travers d'un projet de loi. Profitant d'un poids important à l'Assemblée Nationale, ces hommes en profitent pour passer leur décisions de manière rapide, sans forcément prendre le temps de mûrement réfléchir. Ou même de prendre en compte certaines remarques, provenant pourtant de spécialistes, d'alliés ou d'adversaires.
Et on en voit le résultat. Pour la deuxième fois, une loi vient d'être bloquée au niveau du Conseil Constitutionnel. Même si ce ne sont pas les lois qui me dérangent le plus, ou les décrets qui me semblent les plus dangereux qui sont abrogés, c'est un symbole fort. Pourtant, le gouvernement n'en tient guère compte et continue, proposant encore et encore les mêmes lois, légèrement modifiées jusqu'à les voir acceptées.
Jusqu'où cela continuera-t-il ?
Je n'ai pas de réponse, et j'ai peur que nul n'en ai à proposer.

Pour ma part, d'autres points me font peur, en plus de ces interdictions qui surgissent les unes après les autres. C'est la hausse de certaines autres "options". C'est ainsi que les couvres-feu font leur retour, en même temps qu'une video surveillance accrue. On note de plus en plus de bridage dans les soirées, même si cette nuit, à 4h30, les parisiens semblaient encore vivants. Mais je me souviens de la fête de la musique, où l'on nous a expliqué : "Fin de la musique à minuit, ordre de la mairie."
Je trouve ce genre de points et réactions assez dérangeant et triste.

Ceci dit, espérons que les choses changeront pour cette nouvelle décennie.

vendredi 11 décembre 2009

De.... Un clip ?

Bonsoir à ceux qui passeraient par hasard par ici.
Y'en a encore ?
Bon, d'accord, j'arrête avec ça, si je postais plus souvent, il y aurait peut être plus de monde aussi.
Mais je n'ai pas souvent grand chose à raconter, ni forcément de choses qui me viennent à l'esprit quand je regarde l'actualité.
A ce sujet, je la suis de plusieurs manières, dont je vais parler un peu avant d'entrer dans le vif du sujet de ce billet.
La première méthode, la principale, c'est le flux RSS du journal Le Monde. Il me permet d'avoir une idée globale de l'actualité, et je vais lire les articles dont le titre me semble intéressant. Le plus souvent, je laisse cependant de coté des sujets qui m'indiffèrent un peu. C'est ainsi que je zappe sans scrupule les cinq ou six articles quotidiens sur la grippe H1N1. Il y a en moyenne une centaine d'article par jours, dont je lis au moins le sujet.
Autre flux que je suis, celui du Journal du Geek. On ne se refais pas, et cela me permet de me tenir informé des dernières sorties. Même je passe rapidement sur la plupart des articles, certains m'amusent. Ce n'est pas de l'actualité, mais ce sont les deux flux d'information que j'ai ajouté.
Ce ne sont pas pour autant mes seules sources d'information, et encore heureux. Les blogs de certaines personnes qui travaillent dans un domaine particulier sont d'autres sources qui m'intéressent. J'en profite, la plupart du temps, pour faire un tour sur les articles qu'ils citent (surtout chez Aliocha d'ailleurs).
Ce qui m'entraîne à ma troisième source principale, les sites de Rue89, qui apporte parfois des éléments intéressants, celui de Marianne et enfin celui d'Arret sur images. Ces derniers temps, je fais aussi un tour quotidien sur le site de Canal+, profitant de la possibilité qui est offerte aux internautes de regarder gratuitement et en ligne le Grand Journal et les Guignols de l'Info.
Le Grand Journal, c'est une source un peu particulière. Satyrique, incomplète, elle pousse à se documenter sur les sujets qui nous intéressent vraiment. Mais dans le Grand Journal, il y a selon moi deux moments particulièrement intéressants. Le premier, c'est le Petit Journal de l'Actu. Source parfaitement orientée, l'équipe de Yann Barthès nous propose cependant une vision intéressante des évènements. C'est ainsi qu'on découvre que le petit film passé à un meeting UMP sur la France utilise des images d'un site américain, et qu'on voit passer une vidéo particulièrement amusante de l'UMP, qui est à l'origine de ce billet. Je tiens cependant à rassurer mes lecteurs qui seraient plus orientés vers une politique de droite, le Parti Socialiste en prend pour son grade régulièrement. Les discours de Martine Aubry sont comparé de manière saisissante avec ceux de Nicolas Sarkozy alors qu'il était candidat, et on se moque de Dominique Strauss-Kahn qui a perdu son français.
C'est un premier point que je trouve intéressant dans cette émission, en tout cas au niveau de l'information. Un autre moment qui m'intéresse toujours beaucoup, c'est celui de la boite à question, surtout quand il s'agit des réponses du politique invité. On peut y entendre des choses plus ou moins utiles, mais qui font réfléchir.
Bien entendu, la chronique de M. Aphatie, la Petite Question toujours bien présentée et la discussion avec l'invité politique sont également intéressants. Mais trop souvent le sont moins.
Tout ça pour dire qu'hier, la Jeunesse UMP a laissé passer son Lipdub...
Avant d'expliquer ce qu'est un Lipdub et de commenter ce dernier, je vous laisse admirer le massacre (malheureusement, il faut le subir avant de lire la suite).


Étape 1, vous laisser quelques minutes pour calmer votre fou rire et reprendre vos esprits, car oui, ceci est effectivement quelque chose de fait officiellement par les Jeunes UMP. Continuez quand ca ira mieux.

Maintenant que vous avez repris vos esprits, qu'est-ce qu'un Lipdub ? Lip, en anglais signifie lèvres, et le dub est un genre de musique. Le Lipdub, "clip promo chantant", est un clip réalisé en playback par un groupe, dans un but promotionnel. Il est habituellement diffusé sur Internet. Dans l'idée, il permet de faire passer le fait que dans le dit groupe, il y a une bonne entente et est souvent dérivé à des fins de communications publicitaire.
Dans le cas présent, c'est les Jeunes UMP qui ont fait ce clip dans le but, je cite : "de démontrer le véritable engagement des Jeunes Populaires, pour inciter activement les français à [les] rejoindre."
Un concept... Curieux, quand on voit le résultat final. Je pourrais en faire une analyse détaillée, mais je vais revenir sur les moments qui m'ont le plus amusé, sur les points qui rendent le tout ridicule.
Commençons par voir large. Avant de s'occuper des images même, la chanson et le montage. La chanson... Texte de Luc Plamondon, qui aurait peut être pu s'abstenir cette fois. Quoi qu'on a vu pire ces derniers temps et le texte date de 1976. Il n'est pas forcément le plus mauvais, mais sur le coup, le choisir pour un clip promotionnel de parti, il fallait oser. Oui, chacun dit qu'il changera le monde, mais de cette manière là ? Et surtout, sur cette musique là ?
Un choix possible, mais dangereux, qui était propice à la moquerie. Et ça n'a pas loupé. Mais comme si ça ne suffisait pas, le montage est catastrophique, il n'y a pas d'autre mot. Des cadres partout, on ne sait pas où regarder, aucun mouvement de la part des acteurs, sauf parfois dans le train. Quasiment tous les Lpdub suivent une espèce de règle implicite : on doit suivre des personnes, et on essaie de ne quasiment jamais couper la caméra. Avoir quasiment tout d'un trait. On passe d'un groupe à un autre avec le premier qui sort du champ et le deuxième qui y entre. Mais pas avec une espèce de carré sorti de l'imagination de je ne sais quel monteur fous qui trouve ca joli d'avoir une image fragmentée. Et plus les choses avancent dans le clip, plus il est difficile de suivre. Comme si les carrés ne suffisaient pas, les voilà qui bougent un coup à gauche, un coup à droite, avec des effets inutiles qui ne font que rendre le tout plus ridicule encore. Je ne parle même pas de la Terre qui tourne sur le coté, c'est d'un kitch et d'une stupidité atroce.
Et là, une fois qu'on a finit de regarder d'un air incrédule ce foisonnement d'effets graphiques, de cadres qui bougent dans tous les sens, on arrive à s'arrêter sur les images. En faisant un effort supplémentaire, on les associe avec les paroles. Et c'est là que commence le fou rire incontrôlable, qui oblige à repasser la vidéo plusieurs fois pour ne rien rater. Petit tour...
La vidéo commence sur une citation de Nicolas Sarkozy, pourquoi pas. Aurait-on le droit à quelque chose d'intéressant ? A posteriori, on pourrait rappeler aux jeunes UMP qu'il y a quand même des risques à ne pas prendre.
Première image, un Iphone, car oui, le Jeune UMP est moderne. Et on continue rapidement avec le fait que le Jeune UMP, il peut aussi être handicapé. Car oui, à l'UMP, on aime tout le monde, et on a pas de soucis avec l'immigration. Ce qu'on va vous prouver toutes les trente secondes dans cette vidéo. Oui, il y a de quoi tousser quand on pense à certains discours actuels. On est à la Gare Montparnasse, parfaitement adaptée pour les personnes en fauteuil roulant. Enfin tant qu'elles ne vont pas prendre le métro, faudrait pas exagérer. Pour le train, je laisse le bénéfice du doute, il y a peut être un ascenseur caché que je n'ai jamais vu. Maman, si tu passes par là, ton commentaire m'intéresse à ce sujet. Le sous-entendu est là : la France s'occupe des gens qui en ont besoin. Même si on ne voit pas passer le fauteuil roulant dans le train, c'est vrai quoi... Il y a une marche !
On continue, toujours pas de paroles, mais un joli plan où les Jeunes UMP montent dans un train. Trois petits cadres, le dernier qui reste est un joli gros plan sur la 2nde classe. Je ne commenterais pas, mais le sous-entendu est joli. Le train part, et voilà nos deux jeunes UMP (tous les autres ont disparu) blancs, face à face, qui se mettent à parler. On ne comprend pas trop ce que dit l'homme (c'est pas le gens ?), mais la fille réponds que "Pas du tout ! Regarde, tu vas voir !", petit geste du bras...
Début de la chanson.
Pour l'instant ça va à peu près. On note la chorégraphie, parfaitement ridicule elle aussi, mais on pouvait s'y attendre. Comme dit plus haut, on voit aussi que le concept du Lipdub ne sera pas suivit, mais on s'y attendait. Petit passage sur Rama Yade, avec un premier sourire. On voit de toutes les couleurs de peau, partout. Et soudain, un jambé entre dans le champ à gauche, tenu par un "blanc" avec une "noire" qui danse.... Une seconde plus tard, sur le même plan, on voit une Marianne "noire". Bonne volonté, j'en suis sur, mais la chose reste amusante tout de même. Encore une fois, en plein milieu d'un débat sur l'identité nationale où certains discours des membres de l'UMP semblent plus parler d'immigration qu'autre chose, c'est un choix qu'on sent vraiment démagogique.
Point suivant sur lequel je m'arrêterais, c'est Rachida Dati qui entends la révolte qui gronde... Eolas dirait qu'elle l'a aussi beaucoup entendu quand elle était Garde des Sceaux, mais que cela ne l'a jamais empêché de dormir. Et il n'aurait pas tort. Je trouve cette parole particulièrement amusante quand on se souvient que la révolte a beaucoup grondé sous son mandat de Ministre de la Justice.
Le choix de mettre ensuite un bout de vidéo sous la forme de coeur, juste pour suivre les paroles, c'est d'un kitch... Tout autant que la jolie jeune fille enceinte (un ballon ?) qui chante "Pour que la Terre soit féconde". Avec cette jolie main posé sur le ventre, histoire d'être certain qu'on comprenne bien qu'il faut enfanter.
Et là, moment... Tragique ? On a une jeune fille avec un tee-shirt socialiste, qui le soulève pour montrer un tee-shirt UMP, tandis que Besson sur le coté vient de jeter le sien sur son épaule. Il y a sûrement un sens caché, mais je ne vois pas lequel, sinon le ridicule de la situation.
Je passe sur le pseudo ouvrier qui tient son marteau, je ne vois même pas comment commenter. Quoi qu'on pourrait espérer qu'il compte juste "[fonder] une nouvelle société", mais la chose a un rendu tel qu'on se demande ce qu'il fait là.
Nouveau drame, nous avons David Douillet d'un coté et un jeune... Avec des lunettes en forme d'étoile. Toujours pas compris l'idée ici non plus. Faire "fun" ? Cool ? Si c'était le but, c'est raté. Christine Lagarde arrive ensuite à l'écran, l'air de se demander ce qu'elle fait là, tentant de suivre la chorégraphie d'une manière qu'on sent pas convaincue du tout (à raison !). On note au passage le joli maillot de l'équipe de France. Quelques secondes sans commentaire particulier, le refrain n'est pas trop horrible en terme d'image.
Et ensuite, une nouvelle fois, on nous prend pour des imbéciles. "Si les racines sont profondes", avec la joli plante dans les mains. C'est pour qu'on voie bien les racines probablement. Avec Xavier Darcos qui nous parle de bien les "transplanter", une jeune "noire" à sa droite et une "blanche" à sa gauche. J'y vois un signal à notre subconscient, mais je délire peut être.
Un peu plus loin, après avoir passé Lefevbre, on entend que la Terre est ronde, par une jeune femme qui tient une sucette (la seule du clip). J'espère que ce n'était pas pour insister sur le coté globe du monde, mais à force et après la plante pour les racines, j'ai un doute. Une belle blague ensuite avec Gilbert Montagné, aveugle, qui conduit une voiture, tandis qu'on voit une boite des pièces jaune... Et Sam, celui qui ne boit pas, de l'autre coté. Sam ne boit pas mais il est aveugle, c'était le message ?
On passe ensuite devant plusieurs journaux, parmi lesquels ne figure pas le Figaro, je suis déçu. Mais on notera le Nouvel Observateur et l'Express. Je vous laisse vous faire votre avis sur ce que cela signifie. Valérie Pécresse passe ensuite, dans un moment qui la suivra pour longtemps. Du moins on peut le présumer, elle ferait presque chanteuse célèbre comme ça.
Passe un autre de ces moments que l'on regarde sans comprendre... Une fille tient un rond vert et un garçon est devant elle avec des oreilles de lapin. Écologie ? Faire cool ? Une nouvelle fois, le mystère reste entier. Devant eux, deux personnes jouent aux scrabble et trichent. On peut lire "jeunes", ça d'accord, "populaires" en dix lettres, c'est plus un scrabble là, et "Yallah", qui doit lui aussi se demander ce qu'il fait là. En tout cas, moi je me pose la question. Rassembler les juifs après avoir signé une tribune qui fait peur aux musulmans dans Le Monde ? En tout cas, Yallah, nom propre, c'est pas bon non plus au scrabble. On ne m'aura pas comme ça !
On passe le refrain, une nouvelle fois, pas grand chose d'amusant hormis un joli ruban du sidaction. On parle ensuite d'amour, on sort donc deux roses, une ça fait cheap, trois, ca fait riche. Une nouvelle fois les ruban du sidaction, sur deux personnes qui nous chantent par le langage des signes. Ce qui pour est peut être la seule chose que j'ai trouvé pas mal dans ce clip.
Le final est plein de jolie références à des films, dessins animés, on voit ainsi un chapeau mexicain, un crochet, un vieux klaxon, des gens qui dansent avec des ministres, des sénateurs, Barack Obama... Ah, lui il ne fait pas partie d'un film ou d'un dessin animé. Mais il semble très heureux de serrer la main de Nicolas Sarkozy dans cette liesse et cette bonne humeur. Parce que oui, l'UMP veut changer le monde, et est capable de s'associer avec les puissants qui le peuvent.
Des pancartes jaunes qui forment les mots Jeunes Populaires et le Modem qui forme une haie d'honneur pour Nadine Morano et Xavier Bertrand. On me souffle dans l'oreille que ce n'est pas le Modem, mais juste des gens qui étaient habillés en orange, on se demande bien pourquoi. Les futures couleurs de l'UMP ?
Le tout finissant bien entendu sur des jeunes dans un train heureux d'être là, contents, et sur un slogan placardé sur la Terre, presque comme dans le clip de We Are The World, d'USA For Africa... Mais une nouvelle fois, ça doit mon esprit torturé qui me joue des tours.

En tout cas, un clip qui aura eu au moins le mérite de bien me faire rire, tant pour le montage ringard que pour tout ces petits clichés si amusants. Oh, j'allais oublier. J'ai noté par moment "blancs", "noirs"... Il me semble bon de préciser qu'il y a dans ce clip une attention toute particulière apportée à la diversité des ethnies. Ce qui est intéressant, du moins je le pense, quand un parti lance un débat, certes conspué par beaucoup, sur l'identité nationale et qu'il l'amalgame régulièrement avec l'immigration. D'autant plus quand ce parti est accusé depuis un petit moment d'aller chercher ses voix du coté de l'extrême-droite.

Sur ce, je vous souhaite une bonne journée.

lundi 30 novembre 2009

De Starmania...

Bonsoir.
Ce soir, un billet qui pourrait être analysé à la fois comme parlant d'une musique que j'aime, mais aussi comme d'une réflexion.
J'ai envie de vous parler ce soir de Starmania.
Starmania, c'est l'opéra rock composé par Michel Berger, sur des paroles de Luc Plamodon. Un opéra rock, qui parle d'un futur possible. Une des première comédie musicales française, en 1978. Il y eu plusieurs adaptations, en anglais et même en français.
Nous sommes dans le futur, donc. Trois histoires d'amours se déroulent, sur un fond de terrorisme et d'élections électorales. Une musique entrainante, des textes bien pensés. Et une histoire, qui, bien qu'au final assez simple, nous entraîne.
L'histoire commence sur Monopolis, la ville regroupant tout l'Occident, en paix... Du moins presque, car depuis peu, les Etoiles Noires, un groupe d'une violence rare insuffle la peur dans le cœur des habitants. Johnny Rockfort est leur leader, accompagné de celle qui a transformé leur groupe : Sadia. A coté d'eux, Marie-Jeanne, serveuse automate d'un café où les Étoiles Noires se retrouvent régulièrement.
L'ennemi des Étoiles Noires, c'est Zéro Janvier, l'homme le plus riche du monde et le leader du Parti Pris Pour le Progrès. Il s'est présenté pour devenir le Président de l'Occident, misant sur une volonté de sécurité.
Et à coté de cela, dans ce monde où chacun veut briller, se trouve Cristal, le sourire de Télé-Capital, présentatrice d'une émission qui est un symbole de cette quête pour la reconnaissance. Elle n'est pas la seule à représenter les médias : Roger-Roger, le PPDA de ce futur est là pour nous tenir au courant des nouvelles.
Reste encore deux personnages à mentionner :
Ziggy, un jeune disquaire qui veut devenir batteur, homosexuel dont est éperdument amoureuse Marie-Jeanne et Stella Spotlight, ancien sex-symbol qui ne supporte pas de vieillir.
Le décors est maintenant planté pour ce qui ressemble à une tragédie.
Mais une tragédie des temps modernes.
Je pourrais vous parler de l'histoire, mais je vous conseille plutôt de l'écouter par vous-même avant de revenir sur cet article.
Petit lien sur Starmania, en playlist youtube, sur sa deuxième version.
En réécoutant Starmania, j'ai été assez étonné de voir qu'il y a 30 ans, et même un peu plus, Michel Berger et Luc Plamodon avait si bien décrit une vie qui est encore la notre aujourd'hui. La folie des stars, cette passion que l'on peut avoir pour de simples images est toujours bien présente, sinon plus.
Stella Spotlight ? C'est au final chacune de ces actrices qui aujourd'hui ne vivent que sur leur beauté, avant de se retirer... Ou au contraire de chercher quelqu'un de riche et/ou puissant avant de se marier avec. Vous ne voyez pas un exemple comme cela ? D'accord, elle ne s'est pas retirée du chant, mais on en est proche.
Ce qui m'amène à Zéro Janvier, le politicien qui joue sur l'aspect sécuritaire des choses, quitte à le créer lui même, pour se faire élire. Pas uniquement sur cette aspect, mais aussi sur une fermeture des frontière, une idéologie de l'identité nationale en somme. Zéro Janvier prône le luxe, le calme et la sécurité. Une nouvelle fois, j'ai l'impression que le chant a rejoint la réalité, et je trouve cela des plus perturbant. Si je n'irais accuser personne d'avoir créé ce climat qui pousse les gens à céder des libertés pour plus de sécurité, ce lien entre des élections où les thèmes sont régulièrement ceux là... Est assez intéressant. Les choses ont elle évoluées en 30 ans ? Je pourrais parler de chacun des personnages, Cristal représentant d'une certaine manière la star déchue, là où Johnny est celui qui tente de se rebeller contre une société qui dit que tout va bien. Alors qu'il a vécu le coté le plus sombre, celui qui est laissé de coté. Son père buvait, sa mère est devenue folle. Est-ce si éloigné de ce que certains ressentent actuellement ? Reste alors quatre personnages. Sadia, qui est bien une des seules à ne pas trouver vraiment de "copie" dans notre monde actuel. Quoi qu'on pourrait la comparer à ces étudiants qui se sont rebellés jeunes avant de changer de camp. Cependant, elle est un peu plus particulière, puisqu'on ne sait réellement si elle change de camp, ou si au contraire, elle travaillait pour Zéro Janvier. Deux manière de voir les choses, la deuxième correspondant alors à ceux qui sont prêt à tout, même au pire, pour obtenir le pouvoir.
Roger Roger, c'est le journaliste, celui qui tente par moment de se rebeller, mais qui n'y arrive guère, et qui reste lié à des sources qui ne sont parfois pas les plus fiables. Celui qu'Aliocha évoque, qui se laisse bercer par la communication, endormir sous les compliments. Et qui au final perd son indépendance.
Ziggy, lui, est le marginal, celui qui est difficile à cerner, mais qui veut devenir quelqu'un. Le marginal que peu arrivent à comprendre, mais qui se sent pourtant en phase avec son époque, et qui l'est peut être plus que d'autres.
Enfin, il reste Marie-Jeanne. Lucide sur ce qui est en train de se passer, elle espère quand même. Mais lorsque les choses plongent, que Ziggy la quitte, elle reste seule. Elle qui ne souhaitait pas être célèbre ne l'est pas, mais bien stone est alors le monde pour la serveuse automate. L'individu lambda pourrait être dans ce cas, mais elle est plus que cela. Elle représente, selon moi, la lassitude qui finit par en étreindre certains, quand ils contemplent le monde si souvent futile dans lequel nous vivons.
Il manque bien des personnes à cet opéra, pour qu'il représente la société d'aujourd'hui. Mais je trouve tout de même intéressant de voir que malgré toutes ces phrases qu'on peut voir, comme quoi le monde évolue à toute vitesse...
Qu'il reste si semblable qu'à ce qui se passait il y a trente ans, puisque c'est dans cet esprit que Luc Plamodon avait écrit ses textes.
Pour le citer :
"Cette histoire d’amour et de mort est un prétexte pour vous présenter toute une galerie de personnages qui symbolisent un peu l’univers dans lequel nous vivons, où l’argent, le sexe et la violence sont au pouvoir."
Pour ma part, je m'en retourne réécouter la complainte d'une serveuse automate, qui rêve de cultiver ses tomates... Avant que les choses ne la rattrapent et la plongent dans la solitude.

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